Mobilité des talents au Québec : ce que les recruteurs et candidats doivent surveiller
L'indicateur le plus parlant de la fin 2025 concerne l'entrée sur le marché : on observe une diminution de 29 % des offres d'emploi pour les profils juniors.
Mobilité des talents au Québec : ce que les recruteurs et candidats doivent surveiller
TL;DR
Sommaire
- Un marché qui se contracte sur les profils juniors
- Ce que cela change pour le recrutement à Montréal
- Rétention : les leviers à activer maintenant
- Stratégies pour les candidats cadres
Un marché qui se contracte sur les profils juniors
L'indicateur le plus parlant de la fin 2025 concerne l'entrée sur le marché : on observe une diminution de 29 % des offres d'emploi pour les profils juniors.[1]
Ce repli n'est pas anodin. Il signale plusieurs choses simultanément : un ralentissement des embauches "de relève", une priorisation des profils déjà expérimentés, et une raréfaction des points d'entrée traditionnels dans plusieurs secteurs. Pour la mobilité des talents au Québec, cela crée un effet de compression : moins de jeunes recrutés, donc moins de mouvement à tous les échelons.
Ce que cela change pour le recrutement à Montréal
Dans un contexte où les offres pour juniors chutent de 29 %,[1] les employeurs québécois, et particulièrement à Montréal, doivent revoir leur approche.
Repenser la grille salariale
Quand le marché privilégie l'expérience, la pression salariale se déplace vers les profils intermédiaires et seniors. Un salaire d'embauche compétitif pour un profil de 5 à 10 ans d'expérience devient un argument décisif, là où auparavant on pouvait miser sur le volume de candidatures juniors pour compenser.
Élargir le sourcing
Avec moins d'embauches juniors disponibles pour former la prochaine génération de cadres, le recrutement Montréal doit s'ouvrir davantage à :
- la mobilité interprovinciale,
- les profils en reconversion avec compétences transférables,
- les talents internationaux déjà sur place.
Rétention : les leviers à activer maintenant
Si recruter coûte plus cher, garder ses employés qualifiés devient une priorité stratégique. La rétention employés ne se résume plus au salaire, même si celui-ci reste le socle.
Trois leviers complémentaires
- Trajectoire claire : un cadre qui voit où il va dans 18 à 24 mois part moins facilement.
- Flexibilité réelle : horaires, télétravail, autonomie sur les projets.
- Reconnaissance financière régulière : révisions salariales proactives plutôt que réactives.
Stratégies pour les candidats cadres
Pour les professionnels en poste ou en recherche, le contexte actuel impose une lecture nuancée. Le repli sur les juniors[1] indique que les profils expérimentés conservent un pouvoir de négociation, à condition de bien le mesurer.
Quelques réflexes utiles :
- Documenter ses réalisations chiffrées avant toute négociation salariale.
- Cartographier les secteurs qui recrutent encore activement à votre niveau.
- Ne pas surestimer le marché : une position de force ne dispense pas d'une préparation rigoureuse.
Préparer ces étapes, du CV ciblé à la simulation d'entretien en passant par la stratégie salariale, fait toute la différence dans un marché qui se polarise.
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