Enquête sur la population active : ce que disent les chiffres de juillet 2026 pour le marché du travail au Québec
Le mois de juillet 2026 marque une progression notable pour le marché du travail au Canada. Selon Statistique Canada, l'emploi a augmenté de 75 000 postes, soit une hausse de 0,4 %, sur un seul mois.
Enquête sur la population active : ce que disent les chiffres de juillet 2026 pour le marché du travail au Québec
TL;DR
Sommaire
- Un marché de l'emploi qui accélère à l'échelle canadienne
- La situation spécifique du Québec
- Ce que cela signifie pour les cadres et professionnels
- Perspectives pour les prochains mois
Un marché de l'emploi qui accélère à l'échelle canadienne
Le mois de juillet 2026 marque une progression notable pour le marché du travail au Canada. Selon Statistique Canada, l'emploi a augmenté de 75 000 postes, soit une hausse de 0,4 %, sur un seul mois.[1]
Cette progression se traduit également par une amélioration du taux d'emploi, indicateur clé qui mesure la part de la population en âge de travailler occupant effectivement un poste. Ce taux a progressé de 0,1 point de pourcentage pour atteindre 60,9 %.[2]
Le taux de chômage, de son côté, suit la même trajectoire favorable : il a diminué de 0,1 point de pourcentage pour s'établir à 6,4 %.[3]
La situation spécifique du Québec
Le Québec présente un profil légèrement différent de la moyenne canadienne, avec un marché du travail historiquement plus tendu. En mars 2026, le nombre d'emplois au Québec s'établissait à 4 622 300, en hausse de 9 900 postes (+0,2 %) par rapport au mois précédent.[5]
Un taux de chômage sous la moyenne nationale
À la même période, le taux de chômage québécois se fixait à 5,4 %.[6] Deux mois plus tard, en mai 2026, il s'élevait à 5,6 %.[7]
Ces chiffres placent le Québec en meilleure posture que la moyenne canadienne (6,4 % en juillet), tout en indiquant une légère remontée entre mars et mai.
Ce que cela signifie pour les cadres et professionnels
Pour les cadres en recherche d'emploi ou en réflexion sur leur carrière, ces statistiques dessinent un contexte plutôt favorable :
- Une demande de main-d'œuvre soutenue : la création nette de 75 000 emplois en juillet à l'échelle canadienne témoigne d'une capacité d'embauche qui reste élevée.
- Un marché québécois relativement tendu : avec un chômage entre 5,4 % et 5,6 % au printemps 2026, les employeurs continuent de faire face à des difficultés de recrutement, ce qui renforce la position des candidats qualifiés lors des négociations.
- Une dynamique de moyen terme positive : la progression de 181 000 emplois depuis avril à l'échelle canadienne confirme qu'il ne s'agit pas d'un rebond ponctuel mais d'une tendance.
Perspectives pour les prochains mois
Les données de l'Enquête sur la population active offrent un instantané utile, mais leur véritable valeur se lit dans la tendance. La combinaison observée sur juillet 2026, à savoir une hausse de l'emploi, une progression du taux d'emploi et un recul du chômage, correspond au scénario classique d'un marché du travail en phase d'expansion.
Au Québec, la légère hausse du chômage entre mars (5,4 %) et mai (5,6 %) 2026 mérite d'être surveillée dans les prochaines publications mensuelles. Elle peut refléter une normalisation après une période de forte tension, ou l'amorce d'un ralentissement local. Les prochains communiqués de l'Institut de la statistique du Québec et de Statistique Canada permettront de trancher.
Pour les professionnels qui envisagent une transition, ce contexte reste globalement porteur. Un marché qui crée de l'emploi tout en maintenant un chômage bas est historiquement propice aux mobilités choisies plutôt que subies.
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